San Cristobal Island Puerto Baquerizo, Galapagos
Ecuador

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Celebrity Cruises (61 Croisières)

Croisière Celebrity Flora navire

Celebrity Flora

100 Passagers
5739 tonnes
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HX Expeditions (82 Croisières)

MS Santa Cruz II.

MS Santa Cruz II

2664 tonnes
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Lindblad Expeditions (871 Croisières)

National Geographic Delfina

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National Geographic Endeavour II

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159 Passagers
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National Geographic Gemini

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National Geographic Islander II

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Silversea Cruises (72 Croisières)

Tauck Cruises (82 Croisières)

Santa Cruz II22

Santa Cruz II

90 Passagers
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Sur les bancs du front de mer de Puerto Baquerizo Moreno, les places assises sont rares : les otaries les ont réquisitionnées. Elles dorment sur les marches, se prélassent sur les pontons, se glissent sous les bateaux amarrés. Bienvenue à San Cristóbal, l'île la plus orientale des Galápagos et le siège de la capitale provinciale de l'archipel, un bourg paisible où les taxis blancs roulent au pas et où l'école borde la mer. Les navires d'expédition mouillent dans la baie et déposent leurs passagers en annexe, au cœur d'un bourg où la faune a conservé tous ses droits.

Comprendre l'archipel avant de l'explorer

À courte distance du débarcadère, le centre d'interprétation constitue la meilleure entrée en matière des Galápagos. Ses pavillons ouverts sur la végétation racontent la naissance volcanique des îles, l'arrivée des espèces portées par les courants et l'histoire humaine, des baleiniers aux colons. On en ressort avec un regard différent sur tout ce que l'escale montrera ensuite. Les guides naturalistes, obligatoires dans le parc national, complètent le récit de leurs propres observations.

Le sentier du Cerro Tijeretas

Du centre d'interprétation part un sentier qui grimpe vers le Cerro Tijeretas, la colline des frégates. Ces grands oiseaux noirs planent au-dessus de la crête, gorge rouge repliée, pendant que le sentier révèle des criques d'eau claire en contrebas. Ceux qui ont apporté masque et tuba peuvent descendre se glisser dans l'une d'elles : il n'est pas rare qu'une otarie curieuse vienne tournoyer autour des nageurs, rapide comme une flèche dans l'eau bleue.

Trois plages et une lagune d'altitude

Le bourg compte trois plages, dont l'une demeure réservée aux otaries, qui s'y regroupent par dizaines dans un concert de grognements. Les excursions vers l'intérieur mènent quant à elles à la lagune d'El Junco, nichée dans un ancien cratère des hauteurs : l'un des seuls plans d'eau douce permanents de tout l'archipel, souvent coiffé de brume, où les frégates viennent boire et se rincer les plumes en rase-mottes. La route qui y monte traverse des étages de végétation de plus en plus verts, ponctués de fermes minuscules et d'arbres à mousse. Le contraste entre la côte aride et ces hauteurs vertes surprend la plupart des voyageurs.

Le rocher au large

Au nord-ouest de l'île se dresse le León Dormido, un rocher fendu qui jaillit de l'océan sur près de cent cinquante mètres. Les excursions de plongée en apnée s'y rendent en bateau : dans le canal qui sépare les deux parois défilent tortues marines, raies et requins inoffensifs pour le nageur. Beaucoup de croisiéristes classent ce moment parmi les plus forts de leur passage aux Galápagos.

Bon à savoir avant de descendre

Toute sortie hors du bourg s'effectue avec un guide accrédité du parc national, et les sentiers balisés se respectent scrupuleusement : c'est le prix de la confiance que les animaux accordent aux humains. Le soleil équatorial ne pardonne pas, même sous les nuages ; chapeau, gourde et protection solaire font partie de l'équipement de base. Prévoir aussi des chaussures fermées pour les pistes de lave et un maillot sous les vêtements, car les occasions de se mettre à l'eau se présentent sans prévenir. Les commerces du front de mer acceptent le dollar américain, monnaie officielle de l'Équateur.

Un dernier regard sur la baie

Avant de rejoindre l'annexe, il vaut la peine de s'attarder une dernière fois sur le front de mer, une glace à la main, au milieu des pélicans et des otaries indifférentes aux humains. Le soir, les lampadaires éclairent des scènes qu'aucun zoo ne saurait mettre en scène : des familles entières de mammifères marins endormis entre les bancs publics et les barques. San Cristóbal offre ce que peu d'endroits savent encore offrir : la sensation d'être toléré, avec courtoisie, par les premiers occupants des lieux.