Port Douglas Queensland Australia
Australia

14 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Peu d'endroits au monde placent deux trésors classés par l'UNESCO à portée d'une seule journée. Au large de Port Douglas s'étend la Grande Barrière de corail ; dans son dos montent les collines de la forêt de Daintree, considérée comme la plus ancienne forêt tropicale humide de la planète. Entre les deux, un village balnéaire du Queensland tropical, paisible et soigné, où les palmiers ombragent une rue principale qui se parcourt en quelques minutes.

L'arrivée par la mer

Les navires mouillent au large et débarquent leurs passagers en transbordeur à la marina, au bout de Macrossan Street, l'artère principale. Cinq à dix minutes de marche suffisent pour rejoindre les cafés, les galeries et les boutiques du centre. Ce raccourci est un luxe rare : ici, nul besoin de navette ni de longue route, l'escale commence dès la passerelle du transbordeur.

Four Mile Beach et le belvédère de Flagstaff Hill

Au bout de la rue principale, Four Mile Beach déploie une courbe de sable ferme bordée de cocotiers, si longue que les promeneurs semblent s'y dissoudre dans la brume de mer. Les plus matinaux y croisent des joggeurs et quelques cavaliers. Durant l'été austral, un enclos de baignade protège les nageurs des méduses, selon l'usage des plages du Queensland tropical. En sens inverse, un sentier grimpe en une quinzaine de minutes vers le belvédère de Flagstaff Hill : la vue embrasse alors toute la plage, la mer de Corail et les montagnes de la Daintree, un panorama qui explique à lui seul pourquoi les navires jettent l'ancre ici.

Le récif extérieur, au cœur de la mer de Corail

Depuis la marina, des catamarans rapides filent vers les récifs d'Agincourt, sur le rebord extérieur de la Grande Barrière. Sur des pontons amarrés au large, chacun choisit sa façon d'approcher les jardins sous-marins : plongée légère au tuba parmi les poissons-perroquets et les bénitiers géants, observatoire immergé ou baptême de plongée encadré. Les moins nageurs profitent du pont ensoleillé et des exposés des biologistes à bord. Ces sorties occupent la journée entière et s'accordent aux horaires des navires ; elles se réservent tôt, car elles constituent la grande affaire de l'escale.

Mossman Gorge, l'entrée de la Daintree

À une vingtaine de minutes de route, la rivière Mossman bondit entre des blocs de granit au pied d'une forêt dense. Des passerelles suspendues traversent la canopée, et les guides du peuple kuku yalanji, gardiens de ces terres depuis des millénaires, expliquent l'usage des plantes et les récits liés au territoire. Le centre d'accueil, géré par la communauté, assure la navette jusqu'aux sentiers, et l'eau fraîche de la rivière offre une baignade revigorante après la moiteur du sentier. C'est la façon la plus simple de toucher du regard la plus vieille forêt du monde sans s'éloigner du navire.

Le village, entre chapelle et marché

De retour au centre, la petite chapelle blanche de St Mary's by the Sea, posée face à l'eau, encadre la mer dans sa fenêtre d'autel ; les mariages s'y succèdent pour cette seule image. Le dimanche, un marché s'installe sous les manguiers du parc voisin : fruits tropicaux, noix de macadamia, artisanat et musiciens y donnent au village des airs de fête de quartier. Les terrasses de Macrossan Street servent quant à elles crevettes locales et barramundi grillé, et un parc animalier voisin permet d'approcher koalas et casoars pour ceux qui restent au village.

Quand vient l'heure de rembarquer, le soleil descend derrière les montagnes de la Daintree et teinte la baie de reflets cuivrés. On repart avec du sel sur la peau, des images de corail plein la tête et l'étrange sentiment d'avoir visité deux mondes en une seule journée. Rares sont les escales qui tiennent une telle promesse.