Îles-de-la-Madeleine, Québec, Canada

65 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Au milieu du golfe du Saint-Laurent, un chapelet d'îles rouges et vertes surgit des eaux, relié par de minces cordons de sable blond. Les Îles-de-la-Madeleine ne ressemblent à rien d'autre au Québec : falaises de grès rouge sculptées par le vent, collines rondes, maisons peintes de couleurs franches et un accent chantant qui raconte deux siècles et demi d'histoire acadienne. Les navires accostent à Cap-aux-Meules, au centre de l'archipel, et la journée passe toujours trop vite.

Cap-aux-Meules, le cœur battant

Le quai débouche directement sur le chemin du Quai et ses boutiques : artisans, pâtisseries et comptoirs gourmands accueillent les visiteurs à quelques minutes de marche de la passerelle. On y transforme le verre poli par la mer et même les algues, et les conversations s'étirent : personne ne presse personne dans ce coin de pays. Cap-aux-Meules concentre services et commerces, mais il suffit de s'éloigner un peu pour trouver les caps rouges qui ont donné sa personnalité au paysage. Le littoral tout proche offre déjà de beaux points de vue sur le golfe et sur les bateaux de pêche qui rentrent avec le homard ou le crabe, selon la saison.

La Grave, berceau de l'archipel

Une excursion vers l'île du Havre-Aubert, au sud, mène au site historique de La Grave, premier établissement de pêche des îles. Sur cette langue de galets entre mer et baie, les anciens magasins et salines de bois gris abritent aujourd'hui ateliers d'artisans, galeries et cafés. On y flâne entre les objets de sable de l'Atelier Côtier, les savons de La fille de la mer et les airs de musique qui s'échappent du Café de la Grave, institution où les Madelinots se retrouvent depuis des décennies. L'endroit résume l'esprit des îles : simple, créatif, tourné vers la mer.

Le hareng fumé du Fumoir d'Antan

Sur l'île du Havre aux Maisons, le Fumoir d'Antan perpétue une tradition qui a jadis fait vivre tout l'archipel : le boucanage du hareng. Dans les fumoirs de bois où pendent les poissons dorés, la famille Arseneau raconte l'époque où des dizaines de bâtiments semblables parfumaient les rivages. La visite se termine par une dégustation, et le hareng fumé, le maquereau ou le pétoncle boucané se glissent facilement dans les bagages.

Falaises rouges et plages sans fin

Partout, la route longe des paysages qui semblent peints : falaises de grès rouge trouées d'arches et de grottes, dunes couronnées de foin de mer, lagunes couleur de thé. Les plages comptent parmi les plus longues du Québec, des kilomètres de sable où l'on marche souvent seul, même en été. Le vent, jamais bien loin, a d'ailleurs fait des lagunes un terrain de jeu réputé pour la planche aérotractée et le cerf-volant de traction. En fin de journée, les couchers de soleil se contemplent depuis n'importe quel cap tourné vers l'ouest, et rares sont ceux qui les manquent. Les amateurs de photographie viseront les buttes du chemin des Échoueries ou le phare du Borgot, sentinelle rouge et blanche plantée au-dessus des caps de l'Étang-du-Nord.

Saveurs madeliniennes

  • Le homard madelinot, pêché au printemps, servi en guedille ou nature.
  • Les fromages de la Fromagerie du Pied-De-Vent, faits du lait des vaches d'ici.
  • La bière de la microbrasserie À l'abri de la Tempête, brassée avec des ingrédients d'ici.
  • Le pot-en-pot, plat traditionnel de fruits de mer en croûte.

Repartir avec du vent dans la tête

Quand le navire s'éloigne de Cap-aux-Meules, les falaises rougeoient une dernière fois avant de fondre dans le large. Les Madelinots disent qu'on ne visite pas les îles, qu'on les attrape comme un air de violon. Les passagers qui remontent à bord avec un morceau de hareng boucané et du sable dans les souliers comprennent exactement ce que cela veut dire.