Santa Cruz Island Galapagos, Puerto Ayora
Ecuador

1488 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Celebrity Cruises (118 Croisières)

Croisière Celebrity Flora navire

Celebrity Flora

100 Passagers
5739 tonnes
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HX Expeditions (193 Croisières)

MS Santa Cruz II.

MS Santa Cruz II

2664 tonnes
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Lindblad Expeditions (912 Croisières)

National Geographic Delfina

National Geographic Delfina

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National Geographic Endeavour II

National Geographic Endeavour II

159 Passagers
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National Geographic Gemini

National Geographic Gemini

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National Geographic Islander II

National Geographic Islander II

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Silversea Cruises (72 Croisières)

Tauck Cruises (193 Croisières)

Santa Cruz II22

Santa Cruz II

90 Passagers
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Puerto Ayora est la ville la plus animée d'un archipel qui appartient d'abord aux animaux. Sur l'île Santa Cruz, au centre des Galápagos, ce port d'environ vingt mille habitants sert de plaque tournante aux croisières d'expédition : les navires mouillent dans la baie de l'Académie et les annexes déposent leurs passagers sur un quai où pélicans, iguanes marins et otaries considèrent les humains avec un détachement souverain. Le décor est planté dès la première minute, et il ne se démentira pas de la journée.

La station Charles-Darwin

Une marche de dix à vingt minutes le long du front de mer conduit à la station de recherche Charles-Darwin, cœur scientifique de l'archipel. Les allées bordées de cactus arborescents et d'arbustes gris mènent aux enclos du programme d'élevage des tortues géantes, qui a ramené plusieurs populations du bord de l'extinction ; des dizaines de jeunes tortues y grandissent avant de regagner leur île d'origine. Les panneaux et le centre d'interprétation racontent ce travail patient, mené espèce par espèce depuis les années 1960. On mesure ici à quel point les Galápagos d'aujourd'hui restent une conquête fragile.

Les hautes terres des tortues libres

Les excursions grimpent ensuite vers l'intérieur de l'île, où le paysage bascule en quelques kilomètres : la côte aride et ses cactus cèdent la place à des prairies embrumées, à des fougères et à une végétation dense qui ruisselle de la garúa, cette bruine d'altitude. C'est là que les tortues géantes vivent en liberté, énormes dômes gris qui broutent l'herbe sans se soucier des visiteurs tenus à distance respectueuse. Les voir avancer lentement dans la brume, au milieu des goyaviers, procure un sentiment de préhistoire qu'aucun enclos ne peut reproduire. Plusieurs circuits ajoutent la traversée d'un tunnel de lave, long couloir souterrain laissé par les coulées qui ont bâti l'île, où l'on marche dans les pas mêmes du volcan.

Un port où la faune fait sa vie

De retour au niveau de la mer, le bourg mérite qu'on s'y attarde. Les iguanes marins traversent la rue sans hâte, les hérons patientent près des étals, et le quai des pêcheurs offre chaque jour le même spectacle : pélicans et otaries quémandant leur part pendant que les couteaux découpent les prises du matin, sous l'œil amusé des clients qui choisissent leur poisson pour le souper. La scène vaut tous les documentaires animaliers, et elle se déroule à deux mètres des passants. Les boutiques d'artisanat et les cafés du front de mer permettent de terminer la visite sans se presser, un jus de fruit de la passion à la main.

Conseils de terrain

Le parc national encadre strictement les déplacements : un guide accrédité accompagne toute sortie hors du bourg, et les sentiers balisés se respectent à la lettre. Les distances restent courtes, mais le soleil équatorial frappe fort ; chapeau, eau et crème solaire s'imposent même par ciel voilé. Une règle d'or gouverne chaque rencontre animale : deux mètres de distance, aucun contact, aucune nourriture. Les photographes garderont l'objectif prêt en permanence, car ici les sujets viennent à eux, du pinson posé sur la table du café au héron qui inspecte les paniers du marché. Le dollar américain a cours partout, et les commerçants du bourg ont l'habitude des visiteurs pressés par l'horaire des annexes.

Quitter la baie de l'Académie

Au moment où l'annexe regagne le navire, les lumières de Puerto Ayora se reflètent dans la baie et les frégates tournoient une dernière fois au-dessus des mâts. Santa Cruz laisse au voyageur une conviction tranquille : la cohabitation entre l'humain et le monde sauvage n'est pas une utopie, elle a simplement besoin de règles et d'un peu d'humilité.