Santa Fe Island Galapagos
Ecuador

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HX Expeditions (82 Croisières)

MS Santa Cruz II.

MS Santa Cruz II

2664 tonnes
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National Geographic Gemini

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National Geographic Islander II

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Tauck Cruises (82 Croisières)

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Santa Cruz II

90 Passagers
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Aucun village, aucun quai, aucune route : Santa Fe se résume à une anse turquoise protégée par une presqu'île rocheuse et une rangée d'îlots. Les navires d'expédition mouillent dans la baie de Barrington, au sud-est de l'archipel des Galápagos, et les zodiacs déposent leurs passagers directement sur le sable, les pieds dans l'eau. Considérée comme l'une des terres les plus anciennes de l'archipel, l'île a eu des millions d'années pour façonner des espèces qui n'existent nulle part ailleurs. Le comité d'accueil, lui, est déjà installé : une colonie d'otaries occupe la plage, indifférente au débarquement.

Un débarquement au milieu des otaries

Les premières minutes donnent le ton de la visite. Les femelles somnolent en tas, les petits se poursuivent dans les vagues, et le mâle dominant patrouille son territoire en aboyant. Les guides naturalistes font passer le groupe à distance réglementaire, mais personne n'a besoin de zoom : les animaux ignorent les humains avec une constance admirable. L'eau de l'anse, d'une clarté remarquable, laisse deviner les tortues marines qui glissent sous la surface.

L'iguane pâle que l'on ne voit nulle part ailleurs

Santa Fe abrite une espèce unique au monde : son iguane terrestre endémique, le plus imposant de ces îles, reconnaissable à sa robe jaune pâle presque délavée. Le sentier côtier serpente entre les blocs de lave à la recherche de ces reptiles placides, souvent immobiles sous les cactus dont ils attendent la chute des fruits. Les faucons des Galápagos surveillent la scène depuis les hauteurs, à peine dérangés par les marcheurs ; ce rapace, unique prédateur terrestre de l'archipel, se laisse observer ici avec une facilité déconcertante.

La forêt de cactus géants

Autre singularité de l'île : ses figuiers de Barbarie arborescents, les plus massifs des Galápagos. Certains troncs, épais comme des arbres, portent leur couronne d'épines à plusieurs mètres du sol, adaptation patiente contre les iguanes gourmands. Une boucle courte longe la côte au milieu de cette forêt improbable, tandis qu'un second sentier, plus exigeant, grimpe vers une falaise qui domine la baie et ses eaux dégradées de bleu.

Masque, tuba et compagnie

La séance de plongée en apnée dans l'anse compte parmi les plus belles de l'archipel. Les otaries viennent jouer avec les nageurs, virevoltant à quelques centimètres des masques avant de disparaître dans un jet de bulles. Raies, tortues et poissons multicolores complètent le tableau dans une eau calme, protégée de la houle par la barrière d'îlots, où la visibilité atteint souvent plusieurs dizaines de mètres. Les kayaks offrent une belle solution de rechange à tous ceux qui préfèrent demeurer en surface.

Se préparer au débarquement mouillé

L'expression fait sourire les habitués : un débarquement mouillé signifie simplement qu'on enjambe le zodiac pour poser le pied dans quelques centimètres d'eau. Sandales amphibies ou chaussures d'eau facilitent la manœuvre, et un sac étanche protège appareils photo et jumelles des embruns. Les naturalistes recommandent aussi de garder la crème solaire pour le retour à bord : le parc privilégie les protections physiques, chapeau et manches longues, afin de préserver la qualité de l'eau où jouent les otaries. Ces petites disciplines font partie du contrat, et personne ne s'en plaint une fois sur la plage.

Une île sans mémoire humaine

Santa Fe ne raconte ni conquête ni naufrage célèbre : son histoire est entièrement animale et végétale, ce qui en fait l'une des escales les plus pures des Galápagos. Quand les zodiacs regagnent le navire en fin de visite, la plage retrouve exactement l'état où le matin l'avait trouvée. Il en restera des photos d'iguanes dorés, le souvenir d'un ballet d'otaries et la certitude d'avoir vu un monde qui se passe très bien de nous.