Mormugao Goa, India

16 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Rien, au premier coup d'œil, n'annonce Goa. Le navire accoste à Mormugao entre grues, silos et cargos, sur la rive sud de l'estuaire du Zuari, dans la ville portuaire de Vasco da Gama. Il faut accepter ce décor industriel pour ce qu'il est : une porte d'entrée. Car derrière les conteneurs commence le plus petit État de l'Inde, ancien comptoir portugais pendant plus de quatre siècles, où les églises baroques voisinent avec les rizières et les palmiers.

À la sortie du terminal, taxis prépayés et autorickshaws attendent les passagers. La négociation fait partie du voyage, mais les comptoirs officiels simplifient les choses. Le choix de la journée se résume à trois directions : le patrimoine du Vieux Goa, les ruelles de Panaji, ou le sable des plages voisines.

Le Vieux Goa, mémoire portugaise de l'Inde

À une trentaine de kilomètres au nord-est du quai, l'ancienne capitale coloniale aligne un ensemble d'églises inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO. La basilique Bom Jesus, achevée en 1605, abrite le tombeau de saint François Xavier, missionnaire dont la dépouille attire des pèlerins du monde entier. En face, la cathédrale Sé dresse l'une des plus vastes nefs d'Asie, héritage d'une époque où la cité rivalisait avec Lisbonne. Un peu à l'écart, l'église Saint-Cajetan, inspirée de la basilique Saint-Pierre de Rome, complète l'ensemble avec son dôme et ses colonnes corinthiennes. Entre les deux, pelouses, arbres immenses et vendeurs ambulants composent un site paisible où l'on circule aisément à pied. Comptez une heure de route à l'aller, davantage aux heures de pointe.

Panaji et le quartier de Fontainhas

La capitale actuelle de l'État, à environ 45 minutes du port, mérite qu'on lui consacre le reste de la demi-journée. Son quartier de Fontainhas, hérité de l'administration portugaise, aligne des maisons ocre, bleues et vertes aux balcons de fer forgé, des chapelles de poche et des azulejos qui indiquent encore les noms de rues. On y flâne sans plan précis, entre un café goanais et une galerie d'art installée dans une demeure restaurée. Le contraste avec l'agitation indienne des artères commerçantes voisines fait tout le sel de la promenade.

Les plages, si le temps le permet

Les plus proches étendues de sable se trouvent à quelques kilomètres du terminal. Elles offrent un aperçu honnête du littoral goanais : cocotiers, cabanes de pêcheurs, restaurants de poisson grillé les pieds dans le sable. Sur la route de Bogmalo, le musée de l'aviation navale, le seul du genre en Inde, expose appareils et souvenirs de la marine, à quelques minutes du terminal. Pour une immersion balnéaire complète, les plages fameuses du nord et du sud de l'État demandent toutefois plus de trajet que ne le permet une escale ordinaire.

Repères de distances

DestinationDistance ou durée depuis le port
Centre de Vasco da Gamaquelques minutes en taxi
Plages les plus prochesenviron 4 km
Panaji (Fontainhas)environ 45 minutes en voiture
Vieux Goa (basilique et cathédrale)environ 30 km, près d'une heure

La climatisation du taxi, le thé sucré offert par un commerçant, l'encens dans une église baroque : Goa se vit dans les détails plus que dans les monuments. Les artères de Vasco da Gama elles-mêmes, avec leurs marchés débordants et leurs échoppes de thé, valent le coup d'œil si l'horaire se resserre. Beaucoup de croisiéristes remontent à bord avec le sentiment d'avoir seulement entrouvert une porte. C'est exactement cela, et c'est déjà beaucoup : peu d'escales indiennes offrent en une journée un tel condensé d'Europe et d'Orient mêlés.