Hitachinaka Japan Ibaraki

78 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Princess Cruises (21 Croisières)

Seabourn Cruise Line (33 Croisières)

Seabourn Encore.

Seabourn Encore

40350 tonnes
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Au printemps, une colline entière de ce coin du Japon vire au bleu : des millions de némophiles en fleurs recouvrent les pentes du parc Hitachi, au point que la terre et le ciel semblent se confondre dans une même teinte pâle. C'est pour ce spectacle, et pour son pendant automnal écarlate, que les navires font désormais escale à Hitachinaka, cité portuaire de la préfecture d'Ibaraki, à une centaine de kilomètres au nord-est de Tokyo, face au Pacifique.

Un débarquement industriel, des navettes efficaces

L'accostage se fait dans une zone commerciale où la circulation piétonne est restreinte : navettes et autocars prennent le relais dès la passerelle, vers la gare de Katsuta ou directement vers les attraits. Mieux vaut organiser sa journée à l'avance, en excursion ou avec les navettes offertes, car les sites d'intérêt se dispersent autour de l'agglomération. Aux pics de floraison, les week-ends attirent aussi des dizaines de milliers de Tokyoïtes : partir tôt du navire assure les allées les plus calmes et la meilleure lumière pour les photos. Les habitants, peu habitués aux paquebots, réservent aux visiteurs un accueil dont la gentillesse compense largement le décor de conteneurs des premiers mètres : il n'est pas rare que des bénévoles agitent des drapeaux au départ du navire, jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière la jetée.

Des marées de fleurs face au Pacifique

Sur d'anciennes dunes littorales, le parc Hitachi orchestre les saisons sur 350 hectares : némophiles bleues à la fin d'avril et en mai, tulipes et narcisses plus tôt au printemps, cosmos et kochias, ces buissons ronds qui s'embrasent de rouge en octobre avant de sécher en boules dorées. Sentiers, grande roue et vélos de location permettent d'en parcourir les collines à son rythme, entre pinèdes et étangs où nichent les canards; un petit train sur pneus épargne les jambes fatiguées. Les photographes y passent des heures, accroupis entre les rangées; les autres, une matinée bien remplie, glace aux fleurs de némophile en main, une curiosité locale qui se déguste avec le sourire.

Nakaminato, le marché aux poissons

Près de l'embouchure de la rivière Naka, le marché de Nakaminato aligne poissonneries, comptoirs de sushis et stands de brochettes autour du bassin des chalutiers. On y dîne de thon, de coquilles Saint-Jacques grillées et de bols de riz couverts de poisson cru généreux comme nulle part à Tokyo, coude à coude avec les familles japonaises venues faire provision pour la semaine. L'ambiance, sonore et bon enfant, vaut le déplacement à elle seule; prévoir de l'argent comptant pour les petits étals, et goûter le hoshi-imo, patate douce séchée dont la région est la capitale nationale, douceur d'apparence modeste qui gagne à être connue.

Vers Mito et le torii dans les vagues

Les excursions poussent souvent jusqu'à Mito, la capitale préfectorale voisine, pour le jardin Kairakuen, l'un des trois grands jardins paysagers du Japon, réputé pour ses trois mille pruniers en fleurs à la fin de l'hiver. Autre halte prisée, le sanctuaire d'Oarai Isosaki dresse l'un de ses portiques sacrés sur un rocher battu par les vagues, décor recherché des photographes au lever du soleil; l'aquarium voisin, parmi les plus vastes du pays, fait le bonheur des familles avec ses requins et ses poissons-lunes.

Repères pour l'escale

ÉlémentDétail
AccostageZone portuaire commerciale; navettes obligatoires
Parc HitachiNémophiles en avril-mai, kochias en octobre
Marché de NakaminatoRepas de poisson frais; argent comptant recommandé

Hitachinaka ne figure dans aucun palmarès des grandes escales japonaises, et ses visiteurs s'en félicitent. Ils en rapportent des images que les métropoles n'offrent pas : une colline bleue sous le vent du large, un torii dans les embruns et le sourire d'une poissonnière tendant une brochette encore fumante.