King George Island Antarctica South Shetlands
Antarctica

174 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Lindblad Expeditions (109 Croisières)

National Geographic Explorer

National Geographic Explorer

218 Passagers
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National Geographic Orion

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177 Passagers
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Silversea Cruises (51 Croisières)

Silver Endeavour.

Silver Endeavour

220 Passagers
20 tonnes
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Silver Wind

Silver Wind

513 Passagers
17400 tonnes
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Des drapeaux claquent dans le vent au-dessus de baraquements aux couleurs vives : chilien, russe, polonais, coréen, chinois, uruguayen, brésilien... L'île du Roi-George, la plus grande des Shetland du Sud, est le carrefour le plus cosmopolite de l'Antarctique — et, pour qui arrive de deux jours de mer dans le passage de Drake, la première terre depuis le cap Horn. Une dizaine de nations y entretiennent des stations de recherche sur quelques kilomètres de côtes libres de glace, à 120 kilomètres environ de la péninsule Antarctique. Pour beaucoup de passagers des croisières d'expédition, c'est ici que commence — ou se termine — le grand voyage austral.

Débarquer au bout du monde

Aucun quai n'attend les navires : on mouille en rade et l'on débarque en zodiac, bottes aux pieds, sur des plages de gravier volcanique. Certains itinéraires « fly and cruise » utilisent la piste aérienne de la station chilienne Frei pour éviter cette traversée réputée : les passagers atterrissent de Punta Arenas et rejoignent leur navire à l'ancre, mêlant en quelques heures avion, zodiac et première rencontre avec les manchots.

Villages polaires

La visite des stations, quand les programmes scientifiques le permettent, offre un aperçu rare du quotidien austral. Autour de la base Frei s'est développé un vrai hameau, avec école, bureau de poste et gymnase pour les familles des personnels — on y croise des enfants nés plus près du pôle Sud que de toute grande ville. À côté, la station russe Bellingshausen conserve l'atmosphère des grandes expéditions soviétiques. Les chercheurs y étudient les glaciers, le climat et la vie marine; certains prennent le temps d'expliquer leurs travaux aux visiteurs de passage.

Une église orthodoxe face aux glaces

Sur une butte dominant Bellingshausen se dresse l'image la plus improbable de l'île : la petite église de la Trinité, en bois sombre, consacrée en 2004. Charpentée en Sibérie puis remontée sur place, elle demeure le lieu de culte orthodoxe le plus austral du monde, desservi par des moines qui se relaient depuis la Russie. À l'intérieur, icônes et cierges; au-dehors, le vent catabatique et les cris des sternes. Le contraste ne laisse personne indifférent.

Manchots, phoques et pétrels

Les rivages libres de glace concentrent une faune d'une densité étonnante. De novembre à mars, les colonies de manchots papous, d'Adélie et à jugulaire élèvent leurs poussins dans un vacarme d'ammoniaque et de piaillements, sous l'œil des skuas en maraude; éléphants de mer, phoques de Weddell et léopards de mer se partagent les plages et les eaux froides. Les sorties en zodiac longent les fronts glaciaires de la baie de l'Amirauté, la plus vaste échancrure de l'île, où les icebergs vêlent dans un fracas sourd que l'on entend parfois avant de le voir.

L'esprit du traité

L'île du Roi-George illustre mieux qu'aucun manuel le traité sur l'Antarctique : ici, pas de frontières, pas d'armée, pas de propriété — seulement la science, la coopération et des protocoles environnementaux stricts. Les visiteurs suivent les mêmes règles que les chercheurs : une centaine de personnes à terre à la fois au maximum, distances avec la faune, décontamination des bottes, rien laissé derrière soi hormis des empreintes. Les guides d'expédition, naturalistes et historiens, transforment chaque sortie en cours de terrain.

Le seuil du continent blanc

Première ou dernière étape du voyage, cette terre joue le même rôle : celui d'un sas entre le monde habité et l'immensité qui commence au sud. En regagnant le navire, on se retourne souvent une dernière fois vers les drapeaux, minuscules taches de couleur sous le ciel gris — preuve fragile et têtue que l'humanité sait, parfois, partager un continent.