Macleod Island Burma Myanmar Andaman Resort
Myanmar

L'ancre descend dans une baie profonde, abritée par des collines couvertes de forêt. Aucun quai, aucune ville, aucun bruit de moteur sur la rive. L'île Macleod, au cœur de l'archipel Mergui, offre l'un des mouillages les plus paisibles de la mer d'Andaman, et c'est précisément ce dépouillement qui attire ici les navires de croisière.

Un archipel encore méconnu

L'archipel Mergui rassemble des centaines d'îles au large de la côte sud du Myanmar. Longtemps fermé aux étrangers, il demeure l'un des ensembles insulaires les moins fréquentés d'Asie du Sud-Est. L'île Macleod se trouve à environ 75 km de Kawthaung, la porte d'entrée birmane de la région, et de Ranong, du côté thaïlandais. Les navires jettent l'ancre dans la baie du sud, assez profonde pour les accueillir, et les annexes déposent les passagers directement sur le sable.

Trois plages de sable blanc

L'île compte trois plages principales, chacune adossée à une végétation tropicale dense. La plus fréquentée borde le seul établissement de l'île, le Myanmar Andaman Resort, dont les pavillons se fondent discrètement dans la forêt. Les autres se méritent : un sentier permet de rejoindre à pied une anse voisine surnommée la plage aux nautiles, où les coquillages qui lui donnent son nom s'échouent encore sur le rivage. Marcher d'une rive à l'autre constitue déjà une excursion en soi, entre racines, lianes et trouées de lumière.

Masque et tuba

Les eaux qui entourent le mouillage comptent parmi les attraits majeurs de la journée. La baie se prête bien à la nage avec masque et tuba : coraux, poissons de récif et fonds clairs se laissent observer à quelques mètres du bord. Les kayaks permettent d'explorer la côte à son rythme et d'approcher les mangroves qui frangent certaines anses, refuges d'oiseaux et de crabes que l'on entend détaler entre les racines.

Le sommet dans la forêt

Pour les marcheurs, un sentier grimpe vers le point culminant de l'île, à près de 200 m d'altitude. La montée s'effectue sous le couvert de la jungle, dans la chaleur humide, au son des insectes et des oiseaux. L'effort reste raisonnable pour une matinée et la récompense se trouve là-haut : une vue dégagée sur les îles voisines, posées sur une mer qui décline tous les tons de bleu et de vert.

Le rythme d'une journée

La lumière décide de l'horaire. Le matin, la mer étale offre les meilleures conditions pour nager au-dessus des coraux, avant que la brise ne se lève; c'est aussi le moment le plus frais pour tenter l'ascension du sommet. En milieu de journée, l'ombre des grands arbres derrière les plages devient précieuse, et beaucoup de passagers alternent baignade, lecture et sieste face au mouillage. L'après-midi appartient aux kayaks et aux marcheurs, quand le soleil descend et rallonge les ombres sur le sable. Ceux qui restent simplement sur leur serviette n'ont pas tort non plus : regarder les arbres descendre vers l'eau, écouter les vagues et les oiseaux, c'est déjà tout le programme de Macleod.

Une escale sans programme

Il faut aborder Macleod pour ce qu'elle est : une île presque déserte, sans village, sans commerces et sans monuments. La journée s'organise autour d'éléments simples, l'eau, le sable, la forêt, et c'est ce contraste avec les grandes escales urbaines qui marque les voyageurs. Prévoir de l'eau, un chapeau et de bonnes sandales; le reste s'improvise sur place, entre deux baignades.

Au moment de remonter à bord, le mouillage retrouve son silence, à peine troublé par le retour des annexes. Peu de passagers connaissaient le nom de cette île avant d'y poser le pied. Rares sont ceux qui l'oublient ensuite, tant la mer d'Andaman s'y montre sous son jour le plus tranquille.