Keelung Taipei City, Taiwan China
Taiwan

273 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Costa Cruises (29 Croisières)

Costa Deliziosa.

Costa Deliziosa

2826 Passagers
92 tonnes
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MSC Cruises (29 Croisières)

Croisière MSC Bellissima navire

MSC Bellissima

3660 Passagers
167600 tonnes
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Oceania Cruises (22 Croisières)

Princess Cruises (45 Croisières)

Croisière-PCL Princess Diamond navire

Diamond Princess

2670 Passagers
115875 tonnes
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Regent Seven Seas Cruises (24 Croisières)

Seabourn Cruise Line (27 Croisières)

Seabourn Encore.

Seabourn Encore

40350 tonnes
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Viking Ocean Cruises (37 Croisières)

Une déesse de béton blanc veille sur la rade du haut de sa colline, des maisons multicolores s'accrochent aux pentes, et l'odeur des fritures monte des ruelles dès la fin de l'après-midi. Keelung, à la pointe nord de Taïwan, cumule deux atouts rares : un port de croisière planté en plein centre-ville et la proximité immédiate de Taipei, la capitale, à moins d'une heure de route ou de rail.

Accostage au cœur de la ville

Les navires s'amarrent aux terminaux est ou ouest, à distance de marche des rues commerçantes, du marché aux poissons et du front de mer. Aucune navette nécessaire : on descend la passerelle et la ville est là. La gare ferroviaire se trouve elle aussi à quelques centaines de mètres, ce qui fait de cette escale l'une des plus pratiques d'Asie pour les visites en autonomie.

Keelung pour elle-même

Avant de filer vers la capitale, la ville mérite qu'on s'y attarde. Le temple Dianji, dédié à un lettré divinisé, embaume l'encens au milieu du quartier marchand. Autour de lui s'étend le marché nocturne de Miaokou, l'un des plus réputés de Taïwan : tempura de la mer, soupes de crabe épaisses, « sandwich nutritif » — une brioche frite généreusement garnie, spécialité du cru — et glaces aux arachides se dégustent debout, dans la lumière des lampions jaunes. Sur les hauteurs, le parc Zhongzheng mène à la statue de Guanyin, déesse de la miséricorde, haute d'environ 22 mètres; l'esplanade domine toute la rade et ses porte-conteneurs, et les vestiges du fort d'Ershawan, aux portes rouges centenaires, rappellent que ce mouillage stratégique fut âprement défendu au dix-neuvième siècle. En contrebas, les façades arc-en-ciel du port de pêche de Zhengbin composent le tableau le plus photographié du littoral, et le soir venu, les grandes lettres lumineuses dressées à flanc de colline s'allument au-dessus du bassin.

Taipei à portée de train

Le train régional rejoint la gare centrale de Taipei en une cinquantaine de minutes. La capitale déploie alors ses classiques : la tour Taipei 101, longtemps la plus haute du monde avec ses 509 mètres, et son observatoire perché au-dessus des toits; le mémorial de Tchang Kaï-chek et sa relève de la garde; le temple Longshan aux toitures chargées de dragons; et le Musée national du palais, qui conserve l'une des plus riches collections d'art chinois au monde. Les gourmands termineront au marché de Shilin ou dans une maison de thé, un chausson à l'ananas à la main.

Jiufen, le village aux lanternes

Autre excursion prisée : Jiufen, ancien village minier accroché à la montagne à une trentaine de minutes de route. Ses ruelles en escalier, ses maisons de thé à lanternes rouges et ses vues plongeantes sur la mer de Chine orientale, que le cinéma a rendues célèbres, lui ont valu une renommée mondiale. La foule s'y presse, mais le décor, souvent noyé d'une brume romanesque, justifie le détour.

En pratique

  • Les trains partent plusieurs fois par heure; visez le retour avec une bonne marge avant l'appareillage.
  • La carte de transport EasyCard s'achète en gare et simplifie métro et trains.
  • Le dollar taïwanais règne dans les marchés; les guichets automatiques abondent près du port.
  • Il pleut souvent ici — on surnomme Keelung « la ville de la pluie » : un parapluie compact rend service.

Dernière image

Au départ, le navire glisse sous le regard de la Guanyin illuminée pendant que les néons du marché s'allument dans les ruelles. Que l'on ait passé la journée dans les musées de la capitale ou le nez dans les marmites de Miaokou, Keelung laisse le même arrière-goût : celui d'une île généreuse, où l'on mange bien, où tout est simple, et où l'on se promet de revenir prendre le temps.