Friday Harbor WA San Juan Island Washington

224 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

American Cruise Lines (219 Croisières)

American Constellation

217 Passagers
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American Constitution

217 Passagers
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American Pioneer

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American Spirit

1955 tonnes
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Un hydravion se pose dans un ronronnement tranquille, glisse entre les voiliers et vient s'amarrer au ponton comme une voiture se gare. À Friday Harbor, la scène ne fait lever personne : c'est le quotidien de ce village portuaire de l'île San Juan, dans la mer des Salish, tout au nord-ouest de l'État de Washington. Les navires de croisière de petite taille y accostent au port de plaisance ou y débarquent leurs passagers en annexe, à deux pas des premières vitrines.

Un village à hauteur d'épaule

Tout, ici, se fait à pied. Les rues grimpent doucement depuis le front de mer, bordées de maisons de bois abritant galeries d'art, librairies, cafés et restaurants de fruits de mer. Le bourg compte à peine plus de deux mille habitants, mais il concentre l'essentiel des services de l'archipel des San Juan, et les allées et venues des traversiers d'Anacortes rythment ses journées comme une respiration.

Le musée qui écoute les baleines

À moins de dix minutes de marche du débarcadère, le Whale Museum occupe une maison de 1892. Fondé en 1979, il fut le premier musée américain consacré aux baleines vivantes plutôt qu'à leur chasse, un renversement de perspective qui annonçait la vocation de tout l'archipel. Squelettes suspendus, hydrophones diffusant les appels des orques, arbre généalogique des familles résidentes : on y apprend à distinguer J, K et L, les trois clans d'épaulards résidents du sud qui fréquentent ces eaux, chacun avec son dialecte propre. La visite donne une profondeur nouvelle à tout ce que l'on observera ensuite depuis le rivage ou le bateau.

Orques, phoques et pygargues

La mer des Salish est l'un des meilleurs endroits du continent pour l'observation des mammifères marins. Les excursions partent directement du port à la recherche des épaulards, des petits rorquals et des baleines à bosse, de plus en plus présentes. Les amateurs de terre ferme peuvent rejoindre le parc d'État de Lime Kiln Point, à une vingtaine de minutes de route, dont le phare de 1919 passe pour l'un des rares postes au monde où l'on peut apercevoir des orques depuis la côte. Phoques communs, marsouins et pygargues à tête blanche complètent presque toujours le tableau.

La guerre du cochon

L'île cultive le souvenir d'un épisode dont elle rit encore : en 1859, un fermier américain abattit un cochon britannique venu fouiller son potager, et l'incident faillit déclencher une guerre entre les deux empires. Douze ans d'occupation conjointe suivirent, sans autre victime que l'animal. Le parc historique national de l'île San Juan en conserve les deux camps, l'American Camp au sud, dans les prairies battues par le vent, et l'English Camp au nord, avec son jardin soigné au bord d'une anse. Les fermes de lavande et d'alpagas de l'intérieur ajoutent une touche champêtre au trajet, et les points de vue sur le détroit de Haro se succèdent le long des routes de campagne.

Douceurs de fin de journée

De retour au village, l'heure est aux plaisirs simples : un cornet de crème glacée sur le quai, une douzaine d'huîtres de la région, un tour des galeries où peintres et photographes de la région déclinent inlassablement leurs sujets de prédilection, la mer et ses habitants. Depuis les tables en terrasse, on regarde les traversiers manœuvrer et les hydravions repartir vers Seattle dans la lumière du soir.

Larguer les amarres

Quand le navire s'éloigne entre les îles boisées, il arrive qu'un aileron noir fende l'eau au loin, salut discret des résidents les plus célèbres de l'archipel. Friday Harbor laisse ce genre de souvenir : rien de spectaculaire, tout d'attachant, et l'envie précise de revenir un jour, par le traversier, pour prendre le temps que la journée n'a pas suffi à donner.