Kahului Maui Island Hawaii

203 Croisières disponibles Au départ ou passage à ce port

Carnival Cruise Line (20 Croisières)

Holland America Line (26 Croisières)

Norwegian Cruise Line (97 Croisières)

Croisière Pride of America Navire

Pride of America

2186 Passagers
80439 tonnes
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Princess Cruises (41 Croisières)

Les alizés travaillent Maui sans relâche, et ce sont souvent eux qui accueillent le passager à Kahului : un vent constant, chargé d'embruns, qui fait claquer les drisses le long du quai. L'île doit sa forme à deux volcans réunis par un isthme de terres agricoles, et le navire s'amarre précisément sur cet isthme, dans une rade fonctionnelle bordée de grues et d'entrepôts. L'endroit ne cherche pas à séduire; il sert de porte d'entrée. Derrière cette porte s'ouvrent quelques-uns des paysages les plus étonnants de l'archipel hawaïen, et la journée d'escale se planifie comme une expédition choisie : la montagne, la forêt ou le rivage.

S'orienter depuis le quai

La zone portuaire elle-même se prête peu à la flânerie : mieux vaut organiser sa journée avant de descendre. À environ deux kilomètres, le centre commercial Queen Ka'ahumanu fait office de plaque tournante, avec ses boutiques, ses comptoirs de restauration et le terminus du réseau Maui Bus, utile pour rayonner à petit prix. Taxis et excursions organisées attendent pour leur part directement à la sortie du terminal. Les champs qui entourent l'isthme rappellent une époque révolue : la canne à sucre a régné ici plus d'un siècle, jusqu'à la toute dernière récolte de 2016, et les anciennes terres de plantation cherchent aujourd'hui de nouvelles vocations agricoles.

La vallée d'Iao, sanctuaire de verdure

À une vingtaine de minutes de route vers l'ouest, la vallée d'Iao entaille les montagnes dans un fouillis de crêtes presque toujours accrochées aux nuages. L'aiguille d'Iao, un piton de basalte drapé de végétation, s'élève à 366 mètres au-dessus du fond de la gorge. Longtemps interdit au commun des mortels et réservé à la royauté hawaïenne, le site se parcourt aujourd'hui par de courts sentiers et des passerelles qui enjambent la rivière. Une heure suffit sur place, ce qui en fait le complément idéal d'une matinée, souvent combiné en excursion avec les jardins et plantations tropicales des environs, où poussent ananas, papayers et arbres à pain.

Haleakala, la maison du soleil

L'autre géant de l'île se mérite davantage. La route du Haleakala grimpe en lacets jusqu'à 3 055 mètres, traverse les pâturages d'altitude puis débouche au-dessus de la mer de nuages. Au sommet, le regard plonge dans une dépression aux teintes ocre, rouille et cendre où pousse le sabre d'argent, une plante qui n'existe nulle part ailleurs sur la planète. Comptez une demi-journée pour l'aller-retour depuis le navire, et glissez un chandail dans votre sac : l'air du sommet surprend après la chaleur du littoral, et les nuages défilent parfois plus bas que vos pieds.

Le vent comme spectacle

Pour rester près du quai sans renoncer au dépaysement, cap sur le rivage. Au parc de Kanaha Beach, à quelques minutes du terminal, véliplanchistes et adeptes d'aile de traction exploitent les rafales avec une aisance déconcertante. Un peu plus loin vers l'est, l'ancien bourg sucrier de Paia aligne ses façades de bois colorées, ses cafés et ses galeries d'artistes, tandis que le belvédère de Ho'okipa domine l'un des plans d'eau les plus réputés au monde pour la planche à voile. Les tortues vertes viennent d'ailleurs s'y reposer sur le sable en fin de journée, indifférentes aux appareils photo. Le spectacle, gratuit, vaut bien des excursions payantes. Les jours de grand vent, même les habitants s'arrêtent le long de la route pour regarder les voiles bondir par-dessus les crêtes, et les conversations de stationnement tournent vite au commentaire de tribune sportive.

La passerelle remontée, l'isthme reprend son visage tranquille de carrefour insulaire. Maui ne se livre pas depuis le quai; elle demande qu'on la parcoure, gorge par gorge, rivage par rivage. Ceux qui ont grimpé au-dessus des nuages emportent souvent la même image : le sommet du Haleakala flottant sur un océan de blanc, pendant qu'en bas, le vent poursuit inlassablement son ouvrage.