Curaçao ne se visite pas comme une île à plage unique. Sa capitale, Willemstad, est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO et occupe les deux rives d’un chenal maritime. Ses plages, une trentaine, sont de petites anses encastrées entre des falaises calcaires sur toute la côte sud-ouest, chacune avec son récif à quelques mètres du bord. On loue une voiture et on en change tous les jours.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures et demie de vol depuis Montréal vers l’aéroport Hato (CUR), avec des liaisons saisonnières directes.
- Curaçao est hors de la ceinture des ouragans et pratiquement épargnée par les sargasses.
- Le florin des Antilles est la monnaie officielle, mais le dollar américain circule partout. Néerlandais, papiamento, anglais et espagnol.
- Une heure d’avance sur Montréal l’hiver, même heure l’été. Climat sec toute l’année.
Willemstad
Punda et Otrobanda
Les deux rives du chenal Sainte-Anne, reliées par un pont flottant sur pontons qui pivote plusieurs fois par jour pour laisser passer les navires. Les piétons descendent alors et attendent, ou empruntent la navette gratuite : c’est le spectacle quotidien de la ville.
Punda aligne les façades qui ont fait la réputation de l’île, ces maisons de commerce néerlandaises du XVIIIe siècle peintes en ocre, en turquoise et en rose. La légende locale veut qu’un gouverneur ait interdit le blanc en 1817 parce que la réverbération lui donnait des migraines. Punda abrite aussi la plus ancienne synagogue encore en activité des Amériques, fondée en 1651, dont le sol est couvert de sable.
Pietermaai et Scharloo
Deux quartiers voisins longtemps laissés à l’abandon et restaurés depuis vingt ans. Pietermaai concentre aujourd’hui les restaurants, les bars et les petits hôtels de charme; Scharloo aligne des demeures de marchands du XIXe siècle et des murales monumentales.
Les plages
Elles se suivent sur la côte sud-ouest, entre Willemstad et la pointe ouest, et se rejoignent toutes en voiture.
Cas Abao et Playa Porto Marie sont les plus aménagées, avec chaises, restaurant et club de plongée. Grote Knip et Kleine Knip, plus à l’ouest, sont deux anses de sable clair encastrées dans la roche, spectaculaires et gratuites. Playa Lagun est minuscule mais abrite des tortues vertes à quelques mètres du bord.
La Chambre bleue, près de Santa Cruz, est une grotte marine dans laquelle on entre en apnée : la lumière qui traverse l’ouverture immergée y saturé l’eau d’un bleu électrique pendant deux heures autour de midi.
Côté ville, la plage de Mambo et le secteur du Sea Aquarium offrent l’option la plus simple pour qui n’a pas de voiture.
La plongée depuis le bord
C’est la particularité de Curaçao : le récif commence à cinq ou dix mètres du rivage et le tombant à une trentaine de mètres. On plonge donc depuis la plage, sans bateau, sur une quarantaine de sites balisés.
Le plus connu est un petit remorqueur coulé à cinq mètres de fond dans une baie du sud, entièrement recouvert de coraux et accessible en apnée. Plus au nord, un secteur de patates coralliennes en forme de champignons s’étend sur plusieurs centaines de mètres.
Le nord et l’intérieur
Le parc national Christoffel, à quarante-cinq minutes, couvre l’extrémité nord-ouest : forêt sèche, cactus, cerfs de Virginie introduits il y a des siècles, et un sommet de trois cent soixante-douze mètres qui se gravit en une heure et demie. Partez tôt, il n’y a aucune ombre.
Shete Boka, juste à côté, protège dix criques de la côte au vent où la houle atlantique s’engouffre dans des grottes et jaillit par des cheminées. Les tortues y pondent entre mai et novembre.
Les grottes de Hato, près de l’aéroport, se visitent avec un guide : stalactites, bassins et dessins arawaks vieux de plusieurs siècles.
L’hébergement
La formule tout compris existe dans quelques grands complexes du secteur du Sea Aquarium et de la côte ouest, mais elle reste minoritaire. L’essentiel de l’offre se compose d’hôtels de taille moyenne, de résidences et de petites adresses à Pietermaai, vendus à la chambre.
C’est cohérent avec l’île : Curaçao se parcourt en voiture et se mange dans ses restaurants. Si vous préférez rester au complexe, vérifiez d’abord la qualité de la plage devant l’hôtel, car toutes ne se valent pas. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus détaillent ce qu’il faut regarder.
Quand partir
Le climat est sec et stable : autour de 31 °C toute l’année, environ 550 millimètres de pluie concentrés d’octobre à janvier en averses courtes. L’île est au sud de la ceinture cyclonique.
La haute saison va de la mi-décembre à la mi-avril. Mai, juin et septembre offrent les meilleurs tarifs. Le carnaval, de janvier à février, dure plusieurs semaines et culmine avec un grand défilé nocturne. Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Curaçao et notre calendrier mois par mois.


