Roatán est une île longue et étroite posée à soixante kilomètres au large de la côte nord du Honduras, sur la deuxième plus grande barrière de corail du monde. Le récif court à quelques dizaines de mètres du rivage sur presque toute sa longueur, ce qui explique l’essentiel de ce qui s’y passe : on y vient pour se mettre dans l’eau, et c’est l’un des endroits les moins chers de la planète pour apprendre à plonger.
L’essentiel en quatre lignes
- Environ cinq heures de vol direct saisonnier depuis Montréal vers Roatán (RTB), à vingt minutes des secteurs hôteliers.
- Le Honduras est une heure derrière Montréal l’hiver et deux heures l’été.
- On parle espagnol et anglais : les îles de la Baie ont été britanniques jusqu’en 1861 et l’anglais créole s’y est maintenu.
- Décembre à avril pour la saison sèche. La pluie est plus fréquente d’octobre à janvier qu’ailleurs dans les Caraïbes.
Les secteurs
West Bay
La plus belle plage de l’île : deux kilomètres de sable blanc avec le récif à vingt mètres du bord. On entre dans l’eau, on met le masque, et le tombant est là. C’est le secteur des grands complexes et le plus fréquenté par les croisiéristes en milieu de journée.
West End
À dix minutes en bateau-taxi ou quinze en voiture, un village d’une seule rue de sable bordée de clubs de plongée, de restaurants et de petits hôtels. C’est le cœur de la vie sociale de l’île, l’endroit où l’on passe les brevets de plongée et où l’on soupe. La plage y est modeste, mais tout est à distance de marche.
Sandy Bay
Entre les deux, plus calme, avec un institut de sciences marines, un sanctuaire de paresseux et un jardin botanique.
L’est de l’île
Passé French Harbour, la route se dégrade et l’île devient rurale. Punta Gorda, sur la côte nord, est le plus ancien établissement garifuna de Roatán, fondé en 1797 par des déportés de Saint-Vincent. La culture garifuna, sa langue, sa musique et sa danse figurent au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
La plongée
Une centaine de sites balisés entourent l’île, entre cinq et quarante mètres : tombants, canyons, tunnels, deux épaves coulées volontairement. La visibilité dépasse régulièrement vingt-cinq mètres et l’eau reste entre 26 et 29 degrés toute l’année.
La particularité de Roatán est économique autant que naturelle : la concentration de clubs à West End maintient les prix de formation parmi les plus bas au monde. Un brevet de niveau initial se passe en trois ou quatre jours pour une fraction de ce qu’il coûte en Amérique du Nord.
Pour ceux qui ne plongent pas, l’apnée depuis la plage de West Bay suffit à voir coraux, poissons-perroquets, raies et tortues.
Hors de l’eau
Un sanctuaire de paresseux et de singes, une ferme d’iguanes, des tyroliennes au-dessus de la canopée et des sorties en kayak dans un tunnel de mangrove qui traverse l’île d’une côte à l’autre.
Les îles voisines se rejoignent par bateau : Utila, à une heure, est réputée pour les requins-baleines, surtout de février à avril et d’août à octobre. Les Cayos Cochinos, plus au sud, forment une réserve marine intégrale avec un village garifuna sur pilotis.
Ce qu’il faut savoir
Les routes de l’île sont inégales et les distances prennent plus de temps que prévu. Les bateaux-taxis relient West End et West Bay en dix minutes, souvent plus vite que la route.
Les jours d’escale de croisière, deux terminaux déversent plusieurs milliers de visiteurs sur West Bay entre dix heures et quinze heures. Renseignez-vous sur le calendrier : la même plage est méconnaissable en fin d’après-midi.
Les sargasses touchent surtout les côtes sud et est de l’île; West Bay et West End restent généralement dégagés.
L’hébergement
L’offre tout compris existe, avec quelques complexes de taille moyenne à West Bay, souvent assortis de forfaits plongée. Le reste se compose de petits hôtels, de résidences et d’auberges à West End, vendus sans repas et à des prix très abordables.
Le choix dépend de votre programme : le tout compris pour une semaine de plage et de piscine, l’hôtel de village pour plonger tous les jours et manger dehors. Nos critères pour choisir un hôtel tout inclus et notre dossier sur les tout inclus abordables aident à comparer.
Quand partir
De février à mai, le temps est le plus sec et la mer la plus calme : c’est la meilleure fenêtre. De juin à septembre, la chaleur monte avec des averses courtes. D’octobre à janvier, les pluies sont plus fréquentes et le nord peut recevoir du vent.
Notre guide quand partir dans le Sud depuis Montréal détaille le calendrier des prix depuis le Québec.
Pour préparer ce séjour, voir aussi notre fiche Honduras, La Ceiba et les complexes qui conviennent aux familles.


